Dans une critique de spectacle, le journaliste André Pepin écrivait que Calixte Duguay n’avait plus rien à prouver. S’il faut en croire les nombreux prix et récompenses qui ont au fil des ans souligné son parcours artistique, on est porté à lui donner raison. Lauréats des festivals de la chanson de Caraquet et de Granby, Prix quinquennal littéraire Antonine Maillet-Acadie Vie, Prix du Lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Ordre des francophones d’Amérique, Ordre du Nouveau-Brunswick, Ordre du Canada, doctorat d’honneur de l’Université de Moncton, autant de marques d'appréciation à l'endroit d'une œuvre considérable bâtie patiemment au cours de quelque 40 années de carrière. Artiste polyvalent, en plus de son métier d’auteur-compositeur interprète, il a œuvré comme auteur de comédies musicales, animateur de télévision, éditeur, réalisateur, directeur artistique et producteur.

Il est reconnu comme celui qui a créé le métier d’auteur-compositeur en Acadie. Rares sont les artistes acadiens qui n’ont pas un jour interprété une de ses chansons. Il compte huit albums et deux livres à son crédit. Son œuvre a été saluée par la journaliste Odette Castonguay dans la biographie de Calixte Duguay intitulée Aussi longtemps que je vivrai et par Jean-Marie Morais dans un long essai inspiré de la chanson Les Aboiteaux. L’artiste peintre France Gionet a également créé 24 tableaux pour illustrer ses chansons. Bon an, mal an, il continue à produire comme en atteste son plus récent album Calixte symphonique.